-
Avance à une filiale déficitaire : une créance requalifiée en aide non déductible
Le Conseil d’État précise que lorsqu’une société accorde à une filiale une avance sans intention d’en obtenir le remboursement, celle-ci doit être qualifiée d’aide. Dans ce cas, aucune déduction n’est possible, que ce soit immédiatement en charge, ultérieurement en perte ou par le biais d’une provision.
-
Compte courant d’associé : quelles conditions pour éviter la qualification d’avantage occulte ?
Les flux de trésorerie entre sociétés via des comptes courants d’associés sont fréquents. Mais en cas de contrôle, l’administration peut les requalifier en avantages occultes imposables. Le Conseil d’État précise dans quelles conditions ces avances restent sécurisées, même sans convention de trésorerie.
-
Quelles entreprises peuvent demander à bénéficier de l’activité partielle en raison de la guerre au Moyen-Orient ?
Le ministère du travail a émis ses recommandations auprès des directions départementales de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) afin d’harmoniser l’instruction des demandes d’activité partielle déposées par les entreprises en raison des perturbations sur leurs activités qu’engendre le conflit au Moyen-Orient.
Arrêts maladie : baisse du montant maximal des IJSS à compter du 1-4-2025
Le plafond du revenu d’activité pris en compte pour calculer les IJSS maladie sera abaissé de 1,8 à 1,4 fois le Smic à compter du 1-4-2025. L’indemnisation complémentaire versée par l’employeur va donc augmenter.
Le plafond de revenu pris en compte fixé à 1,4 Smic pour les arrêts maladie débutant à compter du 1er avril 2025. L’indemnité journalière de la sécurité sociale (IJSS) d’assurance maladie est égale à la moitié des revenus d’activité antérieurs soumis à cotisations à la date de l’interruption du travail, retenus dans la limite d’un plafond et ramenés à une valeur journalière (CSS art. L 323-4 et R 323-5). Ces revenus sont pris en compte dans la limite d’un plafond fixé actuellement à 1,8 fois le Smic mensuel en vigueur le dernier jour du mois civil précédant (CSS art. R 323-4).
Un décret du 20-2-2025 abaisse le plafond de revenus pris en compte pour le calcul des IJSS maladie à 1,4 Smic pour les indemnités journalières versées au titre d’arrêts de travail pour maladie débutant à compter du 1-4-2025.Les assurés en cours d’indemnisation à cette date ne sont donc pas concernés par cet abaissement.
Compte tenu du montant mensuel du Smic actuellement en vigueur (1 801,80 €), ce plafond s’élèvera à 2 522,52 € (au lieu de 3 243,24 €).
Par ailleurs, l’indemnité journalière ne pouvant pas être supérieure au 1/730e du montant annuel de ce plafond (CSS art. R 323-9), son montant maximal passera de 53,31 € à 41,47 € pour les salariés mensualisés.
Conséquence pour l’employeur. Cet abaissement du plafond de revenus pris en compte pour le calcul des IJSS maladie à 1 4 Smic entraînera une augmentation du complément d’indemnisation versé par l’employeur, car celui-ci doit maintenir 90 % de la rémunération brute du salarié pendant les 30 premiers jours d’arrêt de travail si le salarié a au minimum un an d’ancienneté (C. trav. art. L 1226-1 et D 1226-1), voire la totalité de sa rémunération lorsque la convention collective le prévoit.
Pour les employeurs adhérant à un régime de prévoyance complémentaire, cela pourrait se traduire par une hausse des cotisations dues à ce régime.
À noter. Les assurés qui ont un salaire supérieur au plafond de 1,4 Smic et ne remplissent pas les conditions légales ou conventionnelles requises pour bénéficier du complément d’indemnisation par l’employeur seront donc moins bien indemnisés par la sécurité sociale qu’aujourd’hui.
Sources : Décret 2025-160 du 20-2-2025, JO du 21 ; C. trav. R. 323-4 modifié
© Lefebvre-Dalloz