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Frais du dirigeant : le barème kilométrique inchangé en 2026
Le barème kilométrique 2026 pour se faire rembourser ses frais par sa société cette année ou pour calculer les frais réels sur la prochaine déclaration de revenus 2025 n’est pas revalorisé et reste identique à l’année dernière.
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Avance à une filiale déficitaire : une créance requalifiée en aide non déductible
Le Conseil d’État précise que lorsqu’une société accorde à une filiale une avance sans intention d’en obtenir le remboursement, celle-ci doit être qualifiée d’aide. Dans ce cas, aucune déduction n’est possible, que ce soit immédiatement en charge, ultérieurement en perte ou par le biais d’une provision.
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Compte courant d’associé : quelles conditions pour éviter la qualification d’avantage occulte ?
Les flux de trésorerie entre sociétés via des comptes courants d’associés sont fréquents. Mais en cas de contrôle, l’administration peut les requalifier en avantages occultes imposables. Le Conseil d’État précise dans quelles conditions ces avances restent sécurisées, même sans convention de trésorerie.
Créance civile jusqu’à 5 000 € : la recherche d’un règlement amiable redevient obligatoire
À compter du 1-10-2023, en cas d’impayé jusqu’à 5 000 € avec un particulier, le créancier aura l’obligation de rechercher une résolution amiable du litige en ayant notamment recours à un conciliateur de justice. Ce n’est qu’en cas d’échec de cette procédure qu’il pourra réaliser une injonction de payer devant le tribunal.
Une résolution amiable du litige : une obligation pour les créances civiles jusqu’à 5 000 €. À compter du 1-10-2023, pour les créances civiles d’une somme maximale de 5 000 €, le créancier aura l’obligation de tenter un règlement amiable (si la mise en demeure de payer est restée infructueuse) avant d’avoir le droit de saisir le tribunal judiciaire pour faire une injonction de payer ou même une assignation. La tentative de conciliation est obligatoire sous peine d’irrecevabilité de la demande devant le tribunal. Cela avait déjà été imposé en 2020 puis a été supprimé en 2022 (CE 22-9-2022 n° 436939 et 437002) pour redevenir obligatoire à compter du 1-10-2023 (décret 2023-357 du 11-5-2023, JO du 12).
Comment ? Cette tentative de compromis amiable peut être faite soit en conciliation menée par un conciliateur de justice, soit en médiation. Mais le médiateur étant payant, le plus courant, le plus facile et le moins onéreux sera le recours à un conciliateur de justice. Notez que la procédure simplifiée de recouvrement des petites créances diligentée par un commissaire de justice est également une procédure amiable.
Bon à savoir. Devant le tribunal de commerce, aucune tentative de conciliation n’est exigée. Ainsi si le débiteur est un artisan, un commerçant ou une société commerciale, le créancier pourra directement saisir le tribunal de commerce.
Une injonction de payer en cas d’échec. Si la conciliation n’a pas abouti, le créancier pourra alors réaliser une injonction de payer. Il suffit pour cela de compléter le formulaire CERFA n° 12948*06 disponible en ligne et de l’envoyer au tribunal judiciaire. Il faut joindre au formulaire la copie du devis signé, la facture, la copie du courrier recommandé de mise en demeure de payer ainsi que celle de l’accusé de réception. Si la demande est acceptée par le juge, le créancier se voit délivrer une ordonnance du tribunal à faire signifier par un commissaire de justice au débiteur.
Décret 2023-357 du 11-5-2023, JO du 12
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