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Absence de transfert automatique du contrat de distribution et de la licence de marque en cas de cession du fonds de commerce
Sauf stipulation contraire, la cession d’un fonds de commerce emporte transfert des droits sur la marque mais non celui du contrat de distribution des produits marqués. Lorsque la licence de marque est indivisible de ce contrat de distribution, cette licence n’est pas davantage transmise automatiquement au cessionnaire du fonds.
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Agir en référé lorsque le gérant d’une SARL s’est versé une rémunération non autorisée : c’est possible
Lorsque le gérant d’une SARL s’est versé une rémunération sans qu’elle soit fixée par les statuts ou décidée par les associés, la société peut obtenir en référé le paiement d’une provision et l’interdiction faite à l’intéressé de s’octroyer d’autres rémunérations non autorisées.
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CFE : plafonds d'exonérations temporaires pour 2026 dans les QPPV et ZFU-TE
Le plafond d’exonération temporaire de CFE est porté à 91 826 € en ZFU-TE et pour les activités commerciales en QPPV pour 2026, tandis que le plafond applicable aux créations ou extensions en QPPV reste fixé à 33 637 €.
Entreprises d’agriculture biologique
Le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique est prolongé pour 3 ans, jusqu’à fin 2020
Si vous exploitez une entreprise agricole qui produit de l’agriculture biologique, vous pouvez bénéficier d'un crédit d'impôt pour les années 2011 à 2017 si au moins 40 % de vos recettes proviennent d'activités produites selon le mode de production biologique. Le montant du crédit d'impôt qui vous est accordé est de 2 500 € par an.
Si votre entreprise a reçu une aide à la conversion à l'agriculture biologique ou au maintien de l'agriculture biologique, elle bénéficie d’un crédit d’impôt de 2 500 € à condition que le montant des aides perçu et celui du crédit d'impôt ne dépasse pas 4 000 € par an. Si le montant de ces aides dépasse 1 500 € par an, le montant du crédit d’impôt est diminué à hauteur du montant dépassant 1 500 €.
Alors que le bénéfice du crédit d’impôt devait prendre fin au 31 janvier 2017, le projet de loi de finances pour 2018 prévoit de le prolonger pour 3 ans, soit jusqu’au 31 décembre 2020 et d’augmenter son montant à 3 500 € par an pour les crédits d’impôts calculés à compter du 1er janvier 2018.
Pour les crédits d’impôts calculés à compter du 1er janvier 2018, Si l’entreprise reçoit une aide à la conversion à l'agriculture biologique ou au maintien de l'agriculture biologique, elle bénéficierait du crédit d’impôt de 3 500 € à condition que le montant des aides perçu et celui du crédit d'impôt ne dépasse pas 4 000 € par an. Si ce montant total de 4 000 € par an est dépassé, le montant du crédit d’impôt serait diminué afin que le montant total des aides et du crédit d’impôt ne dépasse pas 4 000 € par an.
Et le bénéfice de ce crédit d’impôt qui est actuellement soumis au plafond de l’Union européenne des aides de minimis dans le secteur de l’agriculture (montant total des aides de minimis accordées par l’État à une entreprise unique ne peut excéder 15 000 € sur une période de 3 exercices fiscaux) serait également soumis au plafond de l’Union européenne des aides de minimis dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture (montant total des aides de minimis octroyées par l’État à une entreprise unique ne peut excéder 30 000 € sur une période de 3 exercices fiscaux).
Source : PLF pour 2018, art. 44 septies ; CGI art. 244 quater L
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