-
Point de départ du délai de rétractation d'un contrat de création de site internet
Un contrat portant sur la conception et la maintenance d'un site internet ne constitue pas une vente au sens du code de la consommation, faute de transfert de propriété d'un bien meuble. Le délai de rétractation court à compter de la conclusion du contrat et non de la mise à disposition du site.
-
Une aide carburant pour le transport fluvial de marchandises
Les entreprises de transport fluvial de marchandises peuvent bénéficier, depuis le 31-7-2026, d’une aide forfaitaire exceptionnelle destinée à compenser la hausse du prix des produits pétroliers liée au conflit au Moyen-Orient.
-
Entreprises agricoles en difficulté : le dispositif des aides de soutien simplifié
Les conditions d’accès aux aides destinées au redressement des exploitations agricoles en difficulté sont assouplies depuis le 29-7-2026.
La banque n’a pas l’obligation d’alerter l’emprunteur sur la faisabilité du projet financé
La banque qui accorde un crédit à un emprunteur non averti n’est pas tenue de le conseiller sur la pertinence ou la faisabilité de l’opération financée.
L’obligation de mise en garde à laquelle peut être tenu un établissement de crédit à l’égard d’un emprunteur non averti avant de lui consentir un prêt ne porte que sur l’inadaptation du prêt aux capacités financières de l’emprunteur et sur le risque de l’endettement qui résulte de son octroi, et non sur l’opportunité ou les risques de l’opération financée.
Par suite, c’est à tort qu’une cour d’appel a considéré qu’une banque avait manqué à son obligation de mise en garde envers une société ayant emprunté des fonds pour financer l’acquisition de toutes les parts d’une autre société au seul motif que la banque ne s’était pas renseignée sur la situation financière de cette société ni sur la faisabilité du projet.
À noter
Il résulte d’une jurisprudence constante et abondante que l’obligation de mise en garde à laquelle est tenu un établissement de crédit qui consent un prêt à un emprunteur non averti consiste seulement à vérifier que ledit prêt est adapté aux capacités financières de l’emprunteur et à alerter ce dernier sur les risques d’endettement qui peuvent en résulter. Les critères d’opportunité et de faisabilité sont mis à l’écart d’abord en raison de leur caractère subjectif, rendant très incertaine leur appréciation par le dispensateur de crédit, ensuite parce que leur prise en compte entretiendrait encore un peu plus le flou quant à la difficile articulation entre le devoir de mise en garde et le principe de non-ingérence du banquier dans les affaires de son client, également défendu par les juges. De ce fait, il n’appartient qu’à celui qui sollicite le crédit d’apprécier le bien-fondé de l’opération qu’il sert à financer et d’anticiper les risques inhérents à cette opération.
Par ailleurs, rappelons que le devoir de mise en garde tel que défini ci-dessus ne s’applique qu’en présence d’un emprunteur non averti. Cette qualité qui, dans l’affaire commentée, avait été retenue par les juges du fond, n’était pas contestée par la banque devant la Cour de cassation. À l’égard d’un emprunteur averti, le banquier n’est tenu d’un devoir de mise en garde que dans le cas exceptionnel où il possède sur les facultés contributives de l’emprunteur des informations que lui-même ignore.
Cass. com. 11-12-2024 n°23-15.744
© Lefebvre Dalloz