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Arrêts de travail liés à une affection de longue durée non exonérante : réduction de la durée maximale d’indemnisation à un an
Un décret du 16-9-2026 réduit la durée maximale dérogatoire d'indemnisation pour les arrêts de travail dérogatoires liés à une affection de longue durée non exonérante et sanctionne les abus des assurés en vue d'obtenir des prescriptions d'arrêt de travail injustifié.
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Seul un PSE homologué permet aux indemnités versées dans le cadre de ce plan de bénéficier de l'exonération sociale
La Cour de cassation a répondu, dans un arrêt du 24-6-2026, à la question de savoir si les indemnités de rupture versées dans le cadre d’un plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE) sont exonérées des cotisations et contributions sociales lorsque l’homologation de ce plan est annulée ?
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Entreprises touchées par les incendies exceptionnels en Gironde et dans les Landes
La majoration temporaire de l’allocation d’activité partielle est prolongée du 31-8-2026 jusqu’au 4-10-2026.
Manquements d’un gérant d’EURL : quelle incidence sur les pénalités applicables ?
La pénalité pour manquement délibéré de 40 % ne peut être maintenue dès lors que le tribunal correctionnel a jugé que le contribuable poursuivi pour fraude ignorait les écritures passées par son expert-comptable. En revanche, la majoration 10 % pour défaut de souscription de déclaration peut lui être substituée.
À la suite d’une vérification de comptabilité d’une EURL, le gérant et son épouse ont fait l’objet d’un contrôle sur pièces à l’issue duquel l’administration a réintégré dans leur revenu imposable des sommes représentatives de prélèvements et inscrites au débit du compte courant d'associé détenu par le gérant dans les écritures de l’EURL et leur a notifié des rehaussements dans la catégorie des traitements et salaires.
Le tribunal administratif a rejeté sa demande tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de contributions sociales. Après le rejet de sa demande devant la cour (CAA Nancy 24-9-2022 n° 18NC03432), le gérant s’est pourvu en cassation.
Parallèlement, le tribunal correctionnel avait relaxé le gérant des fins de poursuites intentées contre lui pour fraude fiscale au motif qu’il ne connaissait pas la qualification de ses sommes au moment de la passation des écritures et de son obligation déclarative. Il a considéré que l’administration n’établissait pas le caractère intentionnel des manquements du gérant et de son épouse à leurs obligations déclaratives.
Or, il résulte des termes des propositions de rectification que pour assujettir le gérant et son épouse à des pénalités pour manquement délibéré de 40 % (CGI art. 1729), l’administration s’était notamment fondée sur la circonstance que les prélèvements opérés sur le compte courant d’associé n’avaient fait l’objet d’aucune déclaration.
Pour le Conseil d’État, un tel défaut de souscription, compte tenu du caractère imposable des sommes, était de nature à justifier légalement l’application de la pénalité de 10 % pour défaut de souscription de la déclaration (CGI art. 1758 A) mais pas les majorations pour manquement délibéré. En effet, ces dernières ne sont pas justifiées dès lors que le gérant n'a jamais eu l'intention d'éluder l'impôt, l'absence de déclaration des rémunérations résultant simplement de sa méconnaissance des écritures de rémunération passées à la seule initiative de l'expert-comptable. Le ministre est donc fondé à demander l’application d’une majoration de 10 % par substitution à la majoration de 40 % appliqué initialement.
CE 23-6-2022 n° 446656
© Lefebvre Dalloz