-
Conjoint collaborateur : un changement obligatoire de statut avant le 1-1-2027 ?
Il est fréquent que le conjoint du dirigeant collabore à l’activité de l’entreprise. Il doit dans ce cas obligatoirement se voir attribuer un statut. S’il a opté pour le statut du conjoint collaborateur, ce statut est limité à une durée de cinq ans et s’arrête obligatoirement au 31-12-2026 pour les conjoints qui bénéficiaient déjà de ce statut au 1‑1‑2022. Quel statut choisir après cette date ?
-
Crédit-bail et LOA : la TVA précisée par l’administration
L’administration confirme que la remise d’un bien dans le cadre d’un crédit-bail ou d’une location avec option d’achat (LOA) ne constitue pas une livraison soumise à la TVA. Elle précise que cette règle vaut pour les biens meubles comme pour les immeubles et détaille le traitement de la levée d’option.
-
Contributions conventionnelles de dialogue social et de formation professionnelle
Deux nouvelles branches professionnelles ont décidé de confier, à compter du 1-1-2027, le recouvrement de leurs contributions conventionnelles de dialogue social à l’Urssaf.
Une tolérance proche de zéro pour les PFAS
Depuis le 1-1-2026, la mise sur le marché de certains produits contenant des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (dites « PFAS ») est prohibée, sauf exceptions.
La fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de certains produits à titre gratuit ou onéreux contenant des PFAS (soit toute substance comportant au moins un groupe CF3- ou -CF2- entièrement fluoré) est désormais interdite. Sont concernés les cosmétiques, les produits de fart, les vêtements, les chaussures et leurs imperméabilisants.
Un délai d’écoulement des stocks de 12 mois est toutefois prévu pour ces produits s’ils contiennent des PFAS et s’ils ont été fabriqués avant le 1-1-2026. Au 1-1-2027, leur mise sur le marché (dont l’importation) ou leur exportation sera interdite.
Certains produits ne sont pas concernés par cette mesure dès 2026 : les équipements de protection individuelle (EPI) relevant du règlement (UE) 2016/425 et ceux conçus pour l’armée et la sécurité civile et intérieure, ainsi que leurs imperméabilisants.
En 2030, cette interdiction s’appliquera à tout produit textile (pas seulement les vêtements) contenant des PFAS, sauf s’il s’agit de textiles techniques à usage industriel et d’équipements sans solution de substitution aux PFAS (sont visés les EPI précités, les équipements militaires et les textiles sanitaires médicaux).
Enfin, l’interdiction ne s’applique pas :
- aux textiles d’habillement et chaussures contenant au moins 20 % de matière recyclée. La présence de PFAS doit être limitée à la fraction de matière recyclée, afin que la quantité de PFAS résiduelle admissible dans le produit fini soit proportionnelle à la proportion de matière recyclée incorporée ;
- aux produits contenant seulement des traces de PFAS (la concentration en PFAS doit être ≤ à une valeur résiduelle fixée par le décret du 28-12-2025).
Loi 2025-188 du 27-2-2025, JO du 28 ; Décret 2025-1376 du 28-12-2025, JO du 30
© Lefebvre Dalloz