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Avance à une filiale déficitaire : une créance requalifiée en aide non déductible
Le Conseil d’État précise que lorsqu’une société accorde à une filiale une avance sans intention d’en obtenir le remboursement, celle-ci doit être qualifiée d’aide. Dans ce cas, aucune déduction n’est possible, que ce soit immédiatement en charge, ultérieurement en perte ou par le biais d’une provision.
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Compte courant d’associé : quelles conditions pour éviter la qualification d’avantage occulte ?
Les flux de trésorerie entre sociétés via des comptes courants d’associés sont fréquents. Mais en cas de contrôle, l’administration peut les requalifier en avantages occultes imposables. Le Conseil d’État précise dans quelles conditions ces avances restent sécurisées, même sans convention de trésorerie.
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Quelles entreprises peuvent demander à bénéficier de l’activité partielle en raison de la guerre au Moyen-Orient ?
Le ministère du travail a émis ses recommandations auprès des directions départementales de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) afin d’harmoniser l’instruction des demandes d’activité partielle déposées par les entreprises en raison des perturbations sur leurs activités qu’engendre le conflit au Moyen-Orient.
Indemnité versée en cas d’annulation d'un PSE
La loi de finances pour 2025 exonère d’impôt sur le revenu l’indemnité versée en cas d’annulation d'un plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE). En conséquence, cette indemnité est également exonérée, dans certaines limites, de cotisations et contributions sociales.
En cas d’annulation de la décision de validation ou d’homologation par l’autorité administrative d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour un motif autre que l’absence ou l’insuffisance de PSE ou que l’insuffisance de motivation de la décision administrative, le salarié qui n’est pas réintégré dans l’entreprise a droit à une indemnité qui ne peut être inférieure à ses salaires des 6 derniers mois. Elle est due sans préjudice de l'indemnité de licenciement (C. trav. art. L 1235-16).
La référence à l’article L 1235-16 du Code du travail ayant été ajoutée à l’article 80 duodecies, 1-1° du CGI, qui exonère d’impôt sur le revenu sans limite les indemnités pour licenciement irrégulier, sans cause réelle et sérieuse ou nul, l’indemnité versée à compter du 1-1-2025 au salarié non réintégré en cas d’annulation d’un PSE est donc exonérée d’impôt sur le revenu sans limitation de montant (Loi 2025-127 du 14-2-2025 de finances pour 2025, LF 2025 art. 3, JO du 15 ; CGI art. 80 duodecies, 1-1° modifié).
Et par conséquent, elle bénéficie également de l’exonération plafonnée de cotisations et de contributions sociales (dans la limite de 2 fois la valeur du plafond annuel de la sécurité sociale, soit 94 200 € en 2025) et de l’exonération plafonnée de CSG-CRDS (CSS art. L 242-1, II-7° et L 136-1-1, III-5°) qui s’appliquent aux indemnités pour licenciement irrégulier, pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ou pour licenciement nul visées par l'article 80 duodecies, 1-1° du CGI.
Sources : Loi 2025-127 du 14-2-2025 de finances pour 2025 art. 3, JO du 15
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